Christopher Dombres

Bricoleur graphique depuis 1994.


Je pratique l'appropriation, ne revendique aucun droit d'auteur sur mes bricolages et vous encourage à les utiliser et les remixer en les téléchargeant. Les images et les mots de mes compositions sont le fruit d'un agencement que j'associe aux décisions d'un bricoleur. Je développe ma propre technique, récupération d'une icône graphique, changement d'approche et nouvelle identité. J'admets le terme d'auteur en tant que responsable du sens de son discours, pas en tant que propriétaire de droits particuliers sur son oeuvre. Je ne revendique aucune propriété intellectuelle sur mes dessins, en ce qui me concerne ils sont libre de droits (licence CC BY). L'accès à mes bricolages est total, pour tous et à tout moment.


Biographie

Voici un résumé de mon parcours comme graphiste.

2012

Ouverture d'un site pour répertorier toutes les publications de mes dessins sur le web..

2009-2011

HERMÈS fait interdire le t-shirt REVOLUTION réalisé pour SIXPACK. Je cherche une méthode qui me permette de produire des affiches et de les vendre à un coût raisonnable pour en vivre. La sérigraphie s'impose, plus accessible que la peinture, c'est la technique d'impression des t-shirts. La boucle est bouclé, je peux enfin commencer à travailler sérieusement. Je constitue une banque d'images sur FLICKR, accessible à tous. Le thème de la propriété intellectuelle est très présent ...

2005-2008

ORIGINAL SHOPPER met la clé sous la porte. Lionel Vivier m'offre de travailler pour SIXPACK. Je décore quelques appartements avec mes peintures sur toiles. Je quitte Carcassonne pour Sète ma ville natale. Je recherche des collaborations locale, en France ou en Europe, mais les seules propositions concrètes viennent des USA. Je renonce à mes droits d'auteur pour être totalement libre d'emprunter ce dont j'ai besoin chez les autres.

2004

Frédéric Beigbeder fait appel à moi pour dessiner un t-shirt qu'il veut offrir à Jacques Chirac lors du salon du livre. Il sera éjecté par le service d'ordre avant d'y parvenir. Tous les moyens sont bons pour glisser des références idéologiques sur des t-shirts, des posters ou des stickers.

2003

Le climat est délétère, beaucoup de clients me reproche le ton trop politique de mon travail, pas assez commercial selon eux. Ils veulent retrouver les ventes massives de t-shirts qu'ils ont connu avec KULTE. Les posters US GO HOME affichés dans des vitrines à Paris font polémique lors des manifestations contre la guerre en Irak.

2001-2002

Je quitte Paris pour Carcassonne où je produis une nouvelle marque de t-shirt, ORIGINAL SHOPPER. Jerôme Coste (Ateliers Ruby) me remplace chez KULTE. En aout 2001 le CSA de Dominique Baudis met en garde la chaîne FUN TV après qu'une animatrice eut arboré un t-shirt KULTE. Rapidement une loi visera à interdire cette "publicité clandestine", seul façon pour les petites marques de se faire remarquer par le grand public à l'époque.

VIRGIN me demande de concevoir les visuels du premier album de DAVID GUETTA. Le laboratoire américain DOLBY interdit le détournement de son logo pour la pochette de LOVE DON'T LET ME GO. Mes dessins s'inspirent à nouveau de l'actualité.

2000

Storyboard et réalisation du générique de l'émission CULTE FICTION. Mes t-shirts ont beaucoup de succès, en partie grâce aux nombreux passages lors d'émissions de télévision, notamment, TOUT LE MONDE EN PARLE de Thierry Ardisson.

1999

Le textile prend de plus en plus de place dans mon emploi du temps, KULTE est lancé en Angleterre et en Espagne où on adapte mes visuels, ainsi qu'en Asie. J'ai encore un peu de temps pour participer à des projets plus personnels comme avec la revue NRV (nouvelle revue violente) dont c'est le dernier numéro.

1998

Je partage mon temps entre dessins de presse et graphisme de t-shirts pour une jeune marque de streetwear, KULTE. Pour eux je prends en charge toute la partie communication graphique, dessins pour t-shirt, posters, autocollants, merchandising, publicités, étiquettes vêtements et décor des salons de prêt-à-porter.

1997

Une rencontre importante, Frédéric Beigbeder, concepteur-rédacteur dans la publicité, il me propose de travailler avec lui pour l'hebdomadaire VOICI, l'association dure 7 ans. Je m'installe à Paris et travaille pour la presse quotidienne et magazine. En parallèle je continue à faire des t-shirts. Je dessine plusieurs couvertures du journal LIBÉRATION, celle de décembre 97 est particulièrement intéressante dans le genre "propagande officielle".

1996

Travail sur des maquettes de pochettes CD pour SONY MUSIC. Je lance une collection de t-shirts sous la marque URBAN PROZE . Réalisation de la couverture de janvier 1996 du magazine ÉTAPES GRAPHIQUE.

1995

Premiers dessins pour la presse alternative, RAGE, premiers autocollants, en sérigraphie, envoyés par la poste et premiers droits d'auteurs. Inscription à la Maison des Artistes.

1994

Je vis à Sète dans le sud de la France. Pour promouvoir mon activité d'illustrateur je fais imprimer successivement deux posters sur papier recyclé. Je cherche à constituer une banque d'images dans laquelle chacun peut venir piocher pour illustrer un article ou une publicité de façon un peu décalé.

Les symboles de la propriété intellectuelle sont très présent. J'ai aussi déjà conscience de ne faire que de la récupération, RECYCLED IMAGES. Je revendique un encrage local. Ces dessins serviront de base pour mes premiers t-shirts. Premier article dans la presse nationale, le magazine 20 ans.

Enfance

J'ai passé mon enfance entre l'Angleterre (ma mère) et la France (mon père), deux cultures parfaitement hétérogène, surtout dans les années 70.

Mes parents avaient choisi de vivre dans un petit village de l'Hérault, Loupian, 1000 habitants à l'époque. Le contraste entre mon quotidien rural français et mes vacances urbaines anglaises, entre Londres et Brighton, a eu une influence décisive sur mon travail.